Invité de “La France bouge” sur Europe 1, mardi midi, le président de Biocoop est revenu sur l’engouement des Français pour les produits biologiques durant la période du confinement. Pour Pierrick De Ronne, le “modèle” du réseau créé en 1986 “a pu tirer son épingle du jeu” de cette crise du coronavirus.

INTERVIEW

C’est l’un des effets secondaires positifs de la crise du coronavirus : les magasins spécialisés dans les produits biologiques ont enregistré une hausse de leur fréquentation depuis le début du confinement, mi-mars. “Il y a eu environ 30% de clients en plus et on a vu une augmentation de l’activité assez forte, liée au bio et à la proximité”, explique au micro d’Europe 1 le président de Biocoop, Pierrick De Ronne, invité mardi midi de La France bouge.

Comme l’affirme le dirigeant, cette intérêt croissant pour le bio s’observe chez Biocoop mais aussi “en grande distribution et dans tous les réseaux spécialisés”. C’est également le cas du Marché de Léopold, un ensemble de magasins bio indépendants dans le Sud Ouest, qui évoque aussi une hausse du chiffre d’affaires de 30%. Selon une étude récente d’OpinionWay relayée par le site spécialisé Agro Media, les Français privilégient désormais les produits locaux (45%), made in France (39%) ou bio (29%).

Les clients “ont repensé leur consommation”

“Le modèle Biocoop a pu tirer son épingle du jeu, les clients ont plébiscité la proximité et les engagements”, poursuit Pierrick De Ronne “On a recruté de nouveaux consommateurs. On a vu une baisse sensible de la fréquentation mais quand ils se déplacent, les clients consomment un peu plus.”

Comment expliquer l’attrait des consommateurs pour ces magasins pendant le confinement, alors que le bio ne représente aujourd’hui que 6% des paniers des Français ? “Pendant cette période, les commerces alimentaires étaient les seuls lieux de consommation”, avance le président de Biocoop au micro d’Élisabeth Assayag et Emmanuel Duteil. “Les gens ont repensé leur consommation et ont consommé moins, mais mieux. Les clients ont vu qu’on n’est pas devenus solidaires au moment du confinement.”

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