Les Français sont de plus en plus sensibles à l’origine des produits qu’ils consomment. Nombreux sont ceux qui souhaitent privilégier le “Made in France”, mais toutes les appellations ne se valent pas. Comment s’y retrouver ?

Consommer français permet à la fois de préserver le tissu économique local en protégeant des emplois sur notre territoire, mais aussi de diminuer l’empreinte écologique des produits qui auront parcouru moins de kilomètres que ceux fabriqués à l’autre bout du monde.

C’est aussi l’assurance de bénéficier de produits de bonne qualité avec une sécurité d’usage, garantie par les normes françaises et européennes obligatoirement respectées durant le processus de fabrication.

Une mention facultative

Tout d’abord, il faut savoir que l’indication de l’origine d’un produit non-alimentaire n’est pas obligatoire en Europe. L’apposition des mentions “Made in…” ou “Fabriqué en…” doivent toutefois respecter les critères « d’origine non préférentielle » établis par le Code des douanes de l’Union européenne. Concernant les produits alimentaires et agricoles, le marquage de l’origine peut être imposé dans le cadre des réglementations sanitaires. Il est d’ailleurs obligatoire pour les produits alimentaires non transformés.

Ensuite, la simple mention “Made in France” n’est pas gage d’un produit 100 % français. Le simple fait d’avoir subi la dernière transformation substantielle en France suffit pour l’apposer. Des produits essentiellement fabriqués à l’étranger peuvent ainsi en bénéficier.

La DGCCRF (Répression des fraudes) est chargée de contrôler le marquage de l’origine figurant sur l’étiquetage des marchandises commercialisées sur le marché national.

Dès lors, plusieurs labels privés ont vu le jour, initiés par des associations ou des fédérations de professionnels. S’ils permettent d’aller plus loin dans une démarche qualité, le consommateur peut avoir du mal à s’y retrouver. Ces labels facultatifs répondent à des cahiers des charges et leur attribution est généralement vérifiée par un organisme tiers indépendant.

Des certifications variables

Pour les produits alimentaires, les signes officiels de qualité les plus sûrs sur l’origine sont les AOP et AOC (Appellation d’origine protégée et contrôlée).

Bien connues des consommateurs, ces certifications garantissent que toutes les étapes de fabrication sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une zone géographique déterminée (inao.gouv.fr). La première est un signe européen protégeant le nom du produit dans toute l’Union européenne. La seconde est sa déclinaison française, protégeant le nom du produit sur le territoire français.

Il existe aussi l’IGP (L’Indication Géographique Protégée) : le “Miel d’Alsace”, les “Mirabelles de Lorraine”… Mais contrairement à l’AOC et l’AOP, au moins une étape parmi la production, la transformation ou l’élaboration du produit doit avoir lieu dans l’aire géographique délimitée (et non pas toutes). Il est donc moins strict.

Des labels régionaux ont également été créés (tels que “Produit en Bretagne”, “Marque Savoie”, “Saveurs en Or” pour la région Hauts de France…) mais ils répondent chacun à un cahier des charges spécifiques, plus ou moins stricts, établi par les associations de professionnels qui ont créé ces cahier des charges et qui s’autogèrent.

Parmi les labels les plus exigeants, il y a la certification “Origine France garantie”, créée en 2010 par l’association Pro France et approuvée par l’Assemblée nationale en mai 2011.

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